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jeudi 29 octobre 2015

Chronique #10 | Binti, une enfance dans la tourmente africaine

Chronique #10 | Binti, une enfance dans la tourmente africaine
Titre : Binti, une enfance dans la tourmente africaine
Auteur : Deborah Ellis 
Édition : Le livre de poche jeunesse
Genre : Contemporain
Pages : 246
Mon avis : Très bonne lecture
Résumé :  Dans une Afrique ravagée par le sida et la pauvreté, Binti, une jeune Africaine de 13 ans, apprend chaque jour à lutter pour survivre.








Mon avis

Hello hello !
On se retrouve aujourd'hui pour un pitit article bonus (comme vous l'aurez remarqué, nous ne sommes pas dimanche) sur un livre assez peu connu : Binti, une enfance dans la tourmente africaine.
Je vous laisse avec ma chronique !


Binti, 13 ans, est une jeune collégienne du Malawi (Afrique). Dans ce pays pauvre, elle fait partie des rares privilégiées, et est d'ailleurs comédienne dans la série radiophonique la plus écoutée du Malawi. Un jour, un événement va bouleverser son existence…

Bon, je l'avoue, mon résumé est bien maigre. Mais, c'est juste que cet événement m'a un peu choquée, aussi je préfère ne pas vous le dévoiler ^^

Donc je tiens déjà à vous dire qu'il s'agit pour moi d'une lecture imposée par ma professeure de français. Et franchement, pour une lecture imposée, c'est vraiment une excellente lecture! (pour une lecture imposée, je dis bien, c'est pour ça que vous pouvez voir ci-dessus que mon réel avis est «très bonne lecture»)

C'est, tout d'abord, un livre très intéressant. On en apprend plus sur le Malawi, et sur l'Afrique en général : les conditions de vie, les réactions des personnes face au sida, etc. On apprend même un mot de leur langue : Gogo, qui signifie grand-mère, et qui est tout de même un thème récurrent dans ce roman. De plus, j'avais déjà l'année dernière, avec la même professeure, lu un livre de cette auteure (Parvana, une enfance en Afghanistan ; si cela vous intéresse), et c'était également très instructif. Deborrah Ellis s'intéresse énormément aux enfants du monde, et beaucoup de ses œuvres sont basées là-dessus.

Ensuite, les personnages sont vraiment bien creusés psychologiquement parlant. Binti, notamment, ainsi que Junie, ont été vraiment bien travaillées par l'auteure ; et on constate vraiment la grande évolution de leur caractère, en particulier pour Binti, qui a vraiment mûri et grandi mentalement.

La fin, bien qu'un peu triste, comme l'ensemble de l'ouvrage, est tout de même très belle, et porteuse d'espoir.

Si vous vous intéressez à l'Afrique (et même si vous ne vous y intéressez pas!) je vous recommande ce livre, qui est très rapide à lire, et qui de plus est très beau.

Un petit reproche, cependant, plus adressé à l'éditeur qu'à l'auteure : je ne trouve personnellement la couverture pas très belle, elle ne me donne pas envie de lire ce roman, et je ne l'aurai jamais lu de moi-même ^^''



J'espère que cette chronique vous aura plu et qu'elle vous aura permis de découvrir ce roman -pas très connu, il est vrai.
Merci d'avoir lu jusqu'au bout, à dimanche pour un prochain article !
En attendant, je vous souhaite à tous une bonne fin de semaine ;)
La Pianiste Sans Visage
Chronique #10 | Binti, une enfance dans la tourmente africaine

dimanche 6 septembre 2015

Chronique #7 | Les souliers de Mandela





Les souliers de MandelaPrésentation

Titre : Les Souliers de Mandela
Auteur : Eza Paventi
Édition : Kennes Éditions
Collection : Collection du Québec
Genre : Comtemporain
Pages : 426
Mon avis : Très bonne lecture
Résumé : "Lorsque Fleur Fontaine débarque en Afrique, c’est un être fané que le continent accueille. La jeune femme, qui a eu la chance de naître du bon côté de l’équateur, avance sur un fil de fer. Dans un pays en reconstruction, elle affronte ses propres territoires ravagés. Inspirée par le père de la nation sud-africaine, Nelson Mandela, elle apprivoise ce que l’on a oublié de lui transmettre; comment se reconstruire, comment pardonner. Mais pour marcher sur ce long chemin vers la liberté, les souliers de Mandela lui semblent de bien grosses pointures à chausser…
Pour son premier roman, l’auteure vous offre d’habiles dépaysements: un voyage en terre africaine, mais aussi, et surtout, un voyage intérieur. Car au contact de l’Autre, ne sommes-nous pas obligés de nous définir ?"



Mon avis

Par où commencer? Vraiment, par où? Ce livre... wa.
L'histoire commence dans un aéroport du Québec, où on apprend peu à peu que Fleur Fontaine, la narratrice, se rend en Afrique du Sud pour un stage de journalisme. Simple excuse, en réalité, pour s'éloigner de Grégory, l'image qui la hante depuis qu'ils ont rompu. Là-bas, elle comprendra le vrai sens d'une autre forme de l'amour : l'amitié, et le pardon. À l'instar de ce pays, toujours détruit après l'apartheid, Fleur va devoir apprendre à se recontruire, et à faire la paix avec ses vieux démons.
J'ai vraiment adoré ce livre, surtout pour un premier roman. Il s'agit aussi d'une histoire vraie, en partie du moins : celle de l'auteure. J'ai vraiment beaucoup aimé, l'héroïne est attachante, et ce que j'ai apprécié chez ce personnage, c'est qu'elle est humaine, c'est-à-dire que, comme nous, elle fait des erreurs, et apprend à vivre avec. Par la même occasion ce livre nous permet de découvrir les conditions de vie de l'Afrique quelques années après la fin de l'apartheid ; malgré cela, on apprend que les différences Blancs/Noirs sont toujours flagrantes. J'ai trouvé le concept original : un chapitre sur deux concerne le voyage de Fleur en Afrique, et les autres concernent ses souvenirs du Canada, ce qui fait que nous ne comprenons son histoire entière qu'au fil des pages. De plus, ce roman est formé comme un carnet de voyage : l'histoire est souvent complétée par des petites notes en marge de la page; qui allègent parfois l'atmosphère en nous faisant rire et sourire, ou au contraire qui nous permettent de saisir l'ampleur de la situation. Il y a également quelques petits schémas. J'ai adoré le fait qu'on voit vraiment la différence entre la Fleur d'avant et celle "d'aujourd'hui"; car celle-ci est flagrante.
Et puis la couverture est juste magnifique, ce qui arrange encore la chose *-*
En bref, une très bonne lecture que je conseille vraiment. Je pense cependant qu'il faut avoir un âge minimum pour le lire : ce livre pourrait être ennuyant pour certains, si vous n'avez jamais ressenti de réelle douleur dans votre vie (enfin je pense... mais je pense que tout le monde a déjà souffert, non?); de plus certains passages pourraient être... gênants pour des plus petits (déjà qu'ils l'étaient pour moi ! ^^")
Voilà voilà, j'espère que cela vous aura donné envie de lire ce roman :))
D'ailleurs, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais j'ai changé ma façon de faire mes chroniques. Dîtes-moi ce que vous en pensez dans les coms (est-ce que c'était mieux avant?) !


À très bientôt !
La Pianiste Sans Visage.
Les souliers de Mandela